La ferme d’acacham

Le bâtiment actuel en briques et en pierre du pays date de 1915 ; il fut construit sur les fondations des bâtiments précédents. Sa restauration récente en matériaux naturels (plâtrage en terre-paille, chaulage, peinture à l’argile, poutrelles de chêne) met en valeur la courbe des murs, la pierre belge d’ornement et les boiseries apparentes. La lumière tamisée, l’arrondi des angles, l’harmonie des coloris et la chaleur des flammes ajoutent à la sérénité des lieux.

Vous apprécierez l’atmosphère paisible favorable au bien-être, au ressourcement moral et spirituel et aux retraites de transformation.

Les murs aux couleurs de terre sont décorés d’objets du monde dans lesquels vous retrouverez la marque de l’anthropologue qui vous accueille. Ici et là, des peintures inspirées de pétroglyphes océaniens interpellent et invitent au voyage.

Les traditions locales ne sont pas en reste. L’œil averti reconnaîtra le ventre du four à pain du petit salon extérieur, les alcôves de l’ancien pigeonnier dans une chambre, les auges d’étable reconverties dans une salle d’eau et sur les murs, d’antiques outils de maraîcher, de forestier, de maréchal-ferrant.

Les abords de la ferme ont été aménagés spécialement pour les stages sur un beau terrain arboré de trente-cinq ares. L’ancien hangar agricole, reconverti en marché couvert chez un maraîcher, a été remplacé par une yourte traditionnelle mongole, rehaussée de peintures manuelles, isolée et fixée de matériaux naturels. La yourte côtoie une toilette sèche artisanale, deux douches rondes extérieures, un sauna-tonneau et une maisonnette aux allures de conte de fées, le tout en bois, recouvert de tuilettes de cèdre : la beauté dans la simplicité.

Pendant vos moments de repos, vous choisissez votre espace préféré dans ce lieu magique : le banc d’argile chauffant en arc-de-cercle, le petit salon aux inclusions de verre coloré, le pommier aux reinettes écarlates dans le verger, la véranda et son foisonnement végétal humide, le fauteuil cosy du four à pain, l’espace dynamisant de la yourte, entre deux ateliers. Vous vous détendez dans le sauna qui sent bon le bois. Vous vous promenez sur les chemins boisés à un jet de pierre de la maison et revenez les yeux remplis de paysages à perte de vue, sans trace de maison. Vous confiez votre expérience à votre carnet, vous dessinez, vous vous plongez dans une lecture qui vous invite depuis longtemps. Vos pensées se posent sur les poules qui discutent, les vaches qui mâchouillent en vous regardant, les tintements légers des carillons qui s’étirent sous la brise et les voltiges des oiseaux réfugiés dans les « trous à moûchons » de la sous-toiture.

Souvenirs d’hiver 😉 …